Son nom, Belgica, peut prêter à confusion. Les plaines du nord de l’Europe paraissent bien loin de cette petite communauté autochtone, située sur les bords du rio Acre, frontière naturelle entre le Pérou et le Brésil. Sur la rive brésilienne, une église évangéliste continue l’entreprise de conversion au christianisme, commencée cinq siècles auparavant. De ce côté-ci, les habitants de ce petit village, blotti dans une clairière descendant en pente douce vers le lit de la rivière, tentent de se construire un avenir, dans un monde en plein bouleversement.

 

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A Belgica, un mot semble totalement banni du vocabulaire, le stress. Il suffit de flâner entre les maisons du village pour se rendre compte qu’il a été remplacé par l’insouciance d’une vie paisible, au milieu de la nature. Chacun vaque à ses occupations sans se préoccuper du lendemain et faire attention aux horaires. Les adultes cultivent leur petit lopin de terre et élèvent dans leur ferme tous les animaux dont ils ont besoin pour leur alimentation. Quand leur maison est trop vieille, les hommes en construisent de leurs mains une nouvelle, à leur rythme. Les enfants n’ont qu’à perfectionner leur adresse pour se gaver de mangues mûres.

 

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Il y a quelques années, ils ont eu l’idée de se lancer dans le tourisme. De plus en plus de visiteurs sont attirés par le contact avec une nature préservée et la découverte de la forêt amazonienne. Ils ne savent pas comment s’y prendre, mais chacun est animé de bonne volonté et prend à cœur de faire découvrir à l’étranger le petit paradis qui l’entoure.

 

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Si un jour, des touristes arrivent jusquà Belgica, ce sera Nelson qui les conduira au « festin des perroquets ». Pour avoir une chance de les voir concentrés par dizaines sur un même lieu, il faut se lever à l’aube, monter dans sa barque qui zigzague entre les bancs de sable dans la brume du petit matin, et attendre patiemment derrière les plantes aquatiques que les volatiles se ruent sur une petite falaise, pour prélever dans l’argile le sel dont leur organisme a besoin. Un spectacle captivant, une explosion de couleurs, qui se répète ainsi deux fois par jour, depuis la nuit des espèces.

 

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Ce contact privilégié avec la nature, les habitants de Belgica le tiennent peut-être de leurs origines amérindiennes. Ils appartiennent à l’ethnie Yine, une branche de la grande famille des Arawak, et même si l’histoire les a coupés de leurs racines, ils sont actuellement dans une phase de récupération de leur culture. Dorénavant, les enfants de l’école primaire apprennent à lire en Espagnol et en Yine, grâce à un maître bilingue, originaire d’une autre communauté. Les maisons du village se sont soudain parées de motifs géométriques, sortis tout droit de l’imagination de Leda, ou de sa mémoire ancestrale, elle ne fait pas bien la différence.

 

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Il suffit que ces descendants de grands navigateurs et commerçants, que les historiens ont surnommé les Phéniciens de l’Amazonie, se sentent en confiance, qu’ils surmontent le mépris qui n’a eu de cesse, pendant cinq siècles, d’entourer leur culture, pour qu’ils rangent leurs habits bon marché de tous les jours et sortent leurs costumes traditionnels. Ils ont fière allure, avec leurs toges de magiciens, leurs plumes de perroquets, et leurs colliers de perles de la forêt. Beaucoup plus de style qu’avec des T-shirts Coca Cola ou Exxon Mobil.

 

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Avant que le village ne se lance dans le tourisme, les femmes ont pris les devants. Elles ont formé un groupe d’artisanat, retrouvé les vieilles techniques de fabrication de bijoux à partir de graines collectées dans les bois, travaillé les figures décoratives traditionnelles, qu’elles n’appliquent plus seulement sur les maisons, mais sur des tissus, des sacs, et se réunissent dans la salle communale pour discuter des moyens de mettre en avant leur production. Elles ont déjà participé à plusieurs foires artisanales, et cela leur a donné confiance en elles. Elles se sont rendu compte que leurs objets décoratifs pouvaient avoir du succès. Maintenant, il ne reste plus qu’à faire venir des visiteurs jusqu’à Belgica.

 

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Alors, que font les hommes ? Les hommes, ils discutent, et se posent plein de questions. Ils ne veulent pas se lancer dans des investissements couteux sans être certains que leur village peut attirer des touristes. Et puis, ils sont chargés de ramener la pitance à la maison. Une chance, la nature qui les entoure est un vrai garde-manger. Pendant la saison sèche, lorsque les eaux de la rivière Acre sont tellement basses qu’il faut parfois pousser la barque pour avancer, les poissons sont si pressés de finir dans la marmite qu’ils sautent dans l’embarcation.

 

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Luis « Pancho » s’en va pêcher avec un compère brésilien, qui tient la barre, pendant que debout à l’avant, il scrute la surface de la rivière. D’un geste sûr, il lance son filet, qu’il tire aussitôt, rempli de « bagres », sortes de petits silures, et de chambiras, semblables à des barracudas. Quelquefois, un piranha est pris au piège. Mais la présence de ce poisson carnivore n’empêche pas Luis de plonger dans la rivière lorsque le filet reste accroché au fond. « Ils ne sont pas dangereux », dit-il.

 

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Nilo est un personnage très discret, qui vit un peu à l’écart de la communauté. Peut-être parce qu’il est resté attaché à certaines pratiques traditionnelles, et à un savoir que les autres ont perdu. Un peu shaman, il connaît toutes les vertus des plantes médicinales et vous emmène dans sa « chacra », sa plantation, ainsi que dans la forêt voisine, pour vous décrire toute la pharmacopée amazonienne. Dans la fraîcheur du couvert végétal se trouvent les remèdes à tous les maux. Ici, la quina, dont l’écorce bouillie sert à guérir des fièvres tropicales. Là, un autre arbre dont les extraits ont remis d’aplomb sa femme lorsque, prise de diarrhées et de vomissements, elle était à deux doigts de mourir. La forêt offre aussi une profusion de plantes qui n’ont d’autres fonctions pour l’homme que de susciter l’émerveillement.

 

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Et puis Nilo a son secret, qu’il ne confie qu’à ceux qui ne jugent pas. Longtemps, il a reçu la visite d’un maître venu du Brésil pour lui enseigner l’art de voyager avec l’ayahuasca.  » C’est mystérieux », confie-t-il, en montrant cette liane qui entoure certains arbres et dont la lente décoction, mélangée à une autre plante, bue au cours de cérémonies rythmées par des chants ancestraux, crée des visions de dimensions cosmiques. L’ayahuasca est devenue à la mode au Brésil, et en Europe, dans les milieux bobos. Sa consommation n’étant pas condamnée par la loi, beaucoup d’étrangers viennent dans la forêt amazonienne spécialement pour connaître ce genre d’expérience. Si Belgica s’ouvrait au tourisme, Nilo aurait certainement un grand succès, mais dans cette communauté où la majorité des membres sont devenus évangélistes, religion et shamanisme ne font pas bon ménage.

 

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Pour mieux comprendre d’où vient la communauté de Belgica, et quelle place elle peut occuper dans ce monde devenu si complexe que même face à la catastrophe écologique qui se profile, les gouvernements de la planète ne sont capables que de sauts de fourmis, il faut discuter avec Ilzon Lopez. Ici, on l’appelle Président. Il est élu tous les deux ans et même s’il a perdu l’avant dernière élection, il en est à son troisième mandat. Personnage incontournable, il est un peu « l’homme fort » du village. Souvent soucieux, il vous reçoit dans sa modeste demeure en bois, construite sur une colline dominant les autres maisons. A la différence des autres familles, dont la vie quotidienne s’organise sur la terrasse de devant pour profiter du frais, la demeure du chef s’ouvre directement sur un grand couloir, donnant sur une salle à manger, où plusieurs générations sont réunies pour partager un repas à même le plancher.

 

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Ilzon s’ouvre difficilement, comme beaucoup d’habitants du village, mais de sa voix qui sourd comme un filet d’eau en période de sécheresse, il vous raconte comment la communauté de Belgica a réussi à survivre, entraînée dans les dangereux courants de l’histoire. Cela commence par un trou noir. De l’époque où toutes les tribus indiennes d’Amazonie étaient soumises à une forme d’esclavage et à des travaux inhumains pour extraire le caoutchouc dont l’industrie automobile du début du XXème siècle avait besoin, il ne dit presque rien, comme si ce traumatisme fondateur devait rester dans les oubliettes. On sait cependant, par les historiens, que les Yine ont été rassemblés dans des plantations au cours de véritables chasses à l’homme. Contraints de vivre des décennies dans un campement sous la coupe d’un patron péruvien d’origine espagnole, les ancêtres de Belgica sont restés là, sur les bords du rio Acre, une fois que les cours du caoutchouc se sont effondrés et que les derniers exploiteurs de main d’œuvre sont partis.

 

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Au sortir de ce cauchemar, ils étaient 70 familles, rescapées de ce capitalisme sauvage des confins du monde « civilisé », là où toutes les atrocités sont possibles parce qu’elles restent étouffées par la forêt. Jetés là par l’abandon de leurs maîtres, ils ont essayé de s’organiser. La plupart sont allés tenter leur chance ailleurs. Les autres ont vécu pendant des décennies de la chasse et de la pêche et de quelques économies lorsqu’ils partaient vendre du gibier dans la ville la plus proche, Iñapari, à une journée de rame en canoë. Ils avaient un immense domaine, celui laissé par leurs anciens patrons, et ils ont réclamé pendant près de vingt ans une reconnaissance de leur territoire. Un jour de 1992, on leur a dit qu’ils avaient droit à un titre de propriété. Ils n’avaient qu’à en tracer les limites. Ils sont donc partis avec leur musette et un ingénieur agronome, pour faire le tour de leur morceau de forêt vierge. Mais, épuisés par la faim et la soif, ils n’ont réussi qu’à circonscrire 53 384 hectares sur les 60 000 initialement prévus. Voilà l’espace que les aléas de l’histoire ont légué aux nouvelles générations.

 

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Au début, ils se sont fait rouler par les compagnies forestières, qui commençaient à lorgner sur les bois précieux dont ils étaient dorénavant propriétaires. Une caisse de pisco, l’alcool local, contre un tronc de caoba, tels étaient les arrangements que les nouveaux hérauts du marché des matières premières avaient réussi à négocier. Et puis, ils ont compris qu’avec un plan de gestion forestière, ils pourraient mieux tirer parti de leurs immenses ressources. Ils ont passé un accord avec une compagnie chinoise, qui leur garantit une exploitation certifiée, selon des critères de durabilité très stricts. Aujourd’hui, on peut exploiter une forêt tout en respectant les équilibres de la faune et de la flore, parait-il. Grâce à cette ressource, utilisée intelligemment, la communauté bénéficie d’une rente, versée par l’entreprise forestière, et redistribuée à chaque famille. Mais il faut penser à l’avenir. L’extraction de bois ne dure qu’un temps. Bientôt, ils devraient se lancer sur le marché du carbone et vendre des crédits de CO2 aux industries polluantes de la planète, puisque selon les agronomes, leur forêt en absorbe autant que si elle était restée intacte. Un jour peut-être, l’éco-tourisme leur permettra de s’ouvrir au reste du monde et de mettre en avant leur culture, leur façon de vivre, ce qu’ils sont et ce qu’ils ont su préserver.

 

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Arturo a dit au revoir à sa petite femme, à ses enfants, à ses poules, à ses cochons, à tous les animaux qu’il a recueillis tombés du nid, un bébé hibou, un toucan tout pataud, et saute à l’arrière de la camionnette garée à l’entrée du corral. Chaque fois que les hommes de Belgica partent en forêt, on dirait qu’ils retrouvent une énergie perdue. La torpeur qui les gagne au village disparaît. Une joie enfantine s’affiche sur leur visage, même s’ils savent qu’ils vont accomplir une tâche harassante. Avant que les bûcherons fassent leur travail, ils doivent recenser tous les arbres susceptibles d’être coupés, le seul moyen pour eux de s’assurer que l’abattage se fera en respectant des normes écologiques. C’est la communauté qui finance l’opération, et qui organise le transport jusqu’aux parcelles choisies pour le recensement. Le seul 4×4 disponible va et vient sur la route boueuse qui conduit au campement forestier. Lider, sans conteste le meilleur chauffeur, manie son volant avec la dextérité d’un pilote de rally, dans une ambiance cumbia tonituante, tandis que, secoués à l’arrière du pick up, Arturo et les autres gars du village plaisantent comme des gamins qui partent en colonie de vacance.

 

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Ici, c’est la jungle, dans toute sa sauvagerie. Lorsque les dernières lueurs du jour disparaissent derrière la masse sombre des grands arbres, l’orchestre nocturne se déchaîne. Partout, autour, ça crisse, ça caquète, ça roucoule, ça ahane, ça grogne. Des paires, ou des couples se répondent, et se taisent, lorsqu’au loin, retentit le grondement sourd de l’orage.

Arturo arrive au campement forestier où déjà, depuis plusieurs semaines, la vie s’organise comme sur une plateforme pétrolière, ou n’importe quelle installation humaine perdue au milieu des éléments. Dans cet océan de végétation, les tracas du quotidien s’éloignent, les choses deviennent plus simples, les activités prennent un caractère répétitif, et l’effort partagé pousse à la camaraderie.

 

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Sous de grandes bâches bleues, les hommes circulent entre le dortoir, réduit à un alignement de planches et de rondins surmontés de moustiquaires, l’espace télévision, avec un bouquet satellite offrant une pléthore de chaînes de cinéma, la grande table de la salle à manger, et la cuisine, où deux femmes du village sont aux marmites. Derrière, un ruisseau couleur châtaigne, sert de salle de bain. Arturo rejoint sa place dans le dortoir. Bientôt l’extinction des feux. Tard dans la nuit, il y a toujours quelqu’un pour écouter de la musique à plein volume, mais cela ne semble déranger personne. Les journées sont épuisantes.

Avant cinq heures, le vrombissement d’une turbine d’avion à réaction sonne l’heure du réveil. Ce sont les singes hurleurs, qui sont tombés de leurs branches. Après un déjeuner copieux, Arturo retrouve son équipe pour une journée de marche en ligne droite à travers la forêt. Progresser dans cette masse végétale demande un effort de tous les muscles. Il faut s’ouvrir un passage à la machette, s’accrocher aux branches pour ne pas glisser sur le sol humide, en s’assurant qu’elles ne sont pas pourries ou couvertes d’épines, monter et descendre des ravines. Même les plus forts sortent de là lessivés. Avec les autres, Arturo va noter, identifier et localiser tous les arbres destinés à la coupe. Ici un caoba, là un cèdre, plus loin un zapote. Il n’y en aura pas plus d’un par hectare, mais ce seront les plus gros, et les plus vieux.

 

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On pourra toujours dire que l’exploitation de bois précieux, ce n’est pas bien, que la forêt doit rester intacte comme au premier jour. Dans un monde idéal, c’est vrai, mais cette utilisation raisonnée des ressources fait vivre Belgica, donne du travail à des centaines de personnes alentour, et il suffit de jeter un regard sur le paysage à l’extérieur des terres de la communauté pour se rendre compte que ce n’est pas cette économie forestière qui fait le plus de mal à notre environnement. C’est l’élevage extensif de bétail sur des prairies immenses et pelées, pour satisfaire nos besoins en viandes, sans modifier d’un iota nos modes de vie et de consommation.

 

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Au village, Arturo n’est pas le seul à héberger toute une ménagerie de créatures sauvées des griffes des grands carnivore. Luis « Pancho », son voisin, nourrit une paire de perroquets, en attendant qu’ils volent de leurs propres ailes. Son partenaire de pêche, de l’autre côté du rio Acre, accueille un bébé écureuil. D’autres ont recueilli des petits singes. Cette compassion pour les animaux sans défense, qui ne les empêche pas de se nourrir de tout ce qui bouge dans la forêt, semble répondre à un équilibre subtil entre l’homme et la nature. Elle a conduit les gardes du parc voisin de l’Alto Purus, à faire appel à eux pour protéger une espèce menacée par la voracité des hommes. Leda garde chez elle, dans de grandes bassines, une centaine de bébés tortues, des tarikayas, après les avoirs couvées dans un bac à sable. Trois mois plus tôt, les gardes lui avaient amenés les œufs, très prisés dans la région, pour les soustraire aux braconniers.

 

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Aujourd’hui, c’est un grand jour, car les tarikayas vont être relâchées dans la nature. Ilzon le Président, et une ribambelle d’enfants accompagnent les fonctionnaires du parc. La délégation remonte le rio Acre jusqu’à l’endroit choisi. Il faut parfois manœuvrer entre les troncs d’arbre restés en travers du courant depuis l’époque de la déforestation sauvage. Ilzon, le chef du village, prend la direction des opérations.

 

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Après avoir accosté, il ne reste plus qu’à gravir un coteau qui sépare le rio Acre d’un ancien bras transformé en étang. Le garde forestier marche lentement entre les feuillages, portant la bassine remplie de tortues sur une épaule. Avec sa démarche pompeuse, son air méditatif, il fait penser à un grand prêtre sur les marches d’un temple précolombien. Les enfants et les hommes du village le suivent avec le même sérieux. Une fois le cortège arrivé sur la rive du lac, commence alors la cérémonie. Le fonctionnaire rappelle la valeur que revêt pour lui cette coopération avec les communautés autochtones. Pour Belgica, petit village sans importance, cette forme de reconnaissance compte beaucoup. Tout le monde se congratule. Chacun se relaie pour faire une photo de groupe. Les discours terminés, les petites tarikayas peuvent enfin retrouver leur liberté. Elles regagnent leur place dans l’univers. L’équilibre est rétabli.

 

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Mais au fait, personne n’a encore parlé de l’origine du nom Belgica. On a beau interroger les anciens du village, les raisons qui ont poussé ses habitants à baptiser cette partie d’Amazonie du nom d’un petit royaume européen se perdent dans les brumes du passé. Le plus probable, c’est qu’un Belge soit passé par là, une fois, et qu’il ait laissé de bons souvenirs. La communauté aurait pu s’appeler Francia, Italia, Malakoff, ou Bilbao. Il ne tient qu’à ceux qui viennent partager un temps, la vie de ce petit bout d’humanité, de suivre l’exemple de ce Belge oublié.

 

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